Tout le monde savait que c’était impossible. Un jour est venue une personne qui ne le savait pas, et elle l’a fait.

–           Une croyance, c’est quoi ?

o   C’est une pensée que nous considérons comme étant « la vérité », mais qui filtre la réalité, c’est-à-dire les informations que nous recevons. Les croyances représentent notre vision du monde, en fonction de notre vécu. Elles peuvent être le fruit d’une élaboration sociale ou individuelle.

 –          Sont-elles forcément limitantes ?

o   Eh non ! Cela constitue justement … une croyance ! Elles peuvent aussi être positives et stimulantes. Par exemple :  « je sais me reconstruire après un mauvais résultat » (capacité), « je suis quelqu’un de réfléchi » (identité)

 –          Et mêmes limitantes, est-ce qu’elles servent à quelque chose ?

o   Oui ! Elles permettent d’apaiser une émotion. Elles sont comme une explication, une porte qu’on referme sur un problème. Mais ça peut aussi être une « bonne excuse ». Et ça revient, surtout, à se fermer inconsciemment des chemins pourtant possibles : « de toute façon je n’avais pas les capacités physiques pour réussir dans ce sport ». « Si je rate le début de ma course, après c’est fichu pour la suite », « je n’y arriverai jamais ».

 –          Toutes ces croyances, font-elles bon ménage dans notre cerveau ?

o   Ça dépend ! Il y a un besoin de cohérence entre elles. Du coup nous distordons la réalité pour la faire rentrer, parfois au chausse-pied, dans nos modèles. Et lorsque ça ne rentre pas, c’est-à-dire qu’il y a une incohérence passagère entre nos croyances, cela peut créer une « crise » personnelle. Cela constitue notre personnalité, et joue sur notre système émotionnel et l’estime de soi.

 –          Alors, comment traiter les croyances limitantes ?

o   Déjà, les identifier

  • Le plus dur, c’est de les repérer, car elle sont inconscientes. Elles sont souvent associées aux mots « toujours» « jamais », ou affirmations « c’est comme ça » « de toute façon », ou injonctions « il faut », « je ne dois pas »
  • Si ça vient d’un observateur : il faut déjà les admettre, puis avoir envie de les transformer.

o   Puis les déconstruire

  • Trouver des exemples rationnels.
  • Avec les « toujours» et les « jamais » (généralisation) : chercher le nombre de fois où c’est réellement arrivé.
  • Avec les « je dois», trouver l’origine de cette injonction (moi ? la société ? quelqu’un ?). Si ça vient d’ailleurs que de moi : quel crédit lui accorder ?
  • Interroger cette croyance : est-elle crédible ? Quelles émotions y sont associées ? La cause vient-elle d’un fait, de faits répétés, de quelqu’un qui l’a répétée ? Est-elle là par habitude ou appropriation ?

o   Et les reconstruire, autrement

  • Les réécrire sous un angle positif, les relire, les réécouter à haute voix, très souvent (utiliser des post-it, etc.). Chercher les ressources disponibles, se projeter dans le futur, en imagerie.
  • Chercher des sensations de plaisir et les associer à la nouvelle croyance. Et pour finir, on vérifie qu’elle est cohérente avec notre système de croyances.