Entre notre cerveau primaire (qui remonte à nos lointains ancêtres) et notre cortex (la partie moderne notre cerveau, celle qui a des capacités de réflexion), on peut imaginer 2 routes à sens unique, de taille très différente : la circulation est fluide dans un sens, et quasiment bouchée dans l’autre.
Dans le sens cerveau primaire –> cortex, c’est fluide.
Dans le sens cortex –> cerveau primaire, il y a des bouchons.
Conséquence : notre cerveau primaire peut inonder d’informations notre cortex, mais l’inverse n’est pas possible.
Donc, lorsque le cerveau primaire détecte un danger, il démarre en mode « alerte, danger, tout le monde sur le pont, diffusion d’adrénaline renforcée, le sang part dans les jambes, accélération du cœur ! »
Le cortex reçoit tout ça, et se dit « oh là là, si mon cerveau primaire me dit tout ça, c’est que je cours un grand danger ! » et ça produit du stress. Puis il se rend compte, grâce à ses capacités de réflexion, que le « danger » n’est pas si dangereux que ça.
Alors, il s’adresse au cerveau primaire : « eh oh, on est au 21ème siècle là ! Alors oui, cette personne que tu considères dangereuse pour toi, l’est peut-être par rapport à ton estime, à ton identité, mais elle ne va pas te bouffer pour autant ! ». Sauf que les infos émises par le cortex bouchonnent. Le message qui arrive au cerveau primaire est très atténué, amoindri. Le cerveau primaire ne le capte quasiment pas, et nous subissons un stress qui n’est pas adapté à la situation que l’on vit.
Alors comment faire ? Eh bien, notre cortex, qui, lui, est un malin, se dit qu’il peut gruger ce gros bête de cerveau primaire : il va s’arranger pour que le cerveau primaire reçoive des informations correspondant à ses besoins réels.
Par exemple, vous vous dites : « là maintenant, j’ai bien pris le message comme quoi je suis en (relatif) danger, et mon besoin, c’est pas de trembler encore plus, mais de me calmer et de me détendre ». Alors, volontairement, vous allez pratiquer un exercice de relaxation musculaire ou de respiration pour vous détendre (expiration plus longue que l’inspiration). Le corps va alors envoyer des signaux « de calme » au cerveau primaire, qui va les transmettre au cortex, qui va ressentir ce calme.
C’est donc pour cela que parler au corps pour s’adresser au mental, ça marche.
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Ensemble nous partirons explorer vos ressources intérieures, par un questionnement bienveillant, où l’écoute, le non-jugement et la confiance réciproque constitueront la base de notre relation.

