Comment vivez-vous vos émotions négatives ?
Ah ah ah, c’était une question piège ! En réalité les émotions ne sont ni « positives » ni « négatives ». Tout au plus, on peut se demander si on les ressent comme « agréables » ou « désagréables ». En effet, les émotions sont forcément… « positives ». Et celles qui peuvent être ressenties comme « négatives » sont en réalité des « réactions émotionnelles parasites ».
Je m’explique : sans émotions, nous serions incapables de faire des choix, c’est-à-dire que nous serions tout simplement dans l’impossibilité de vivre. Nos émotions sont un outil d’ajustement, d’adaptation aux situations que nous rencontrons.
Ce qui ne nous aide pas n’est donc pas une émotion… C’est une « réaction émotionnelle parasite ». Question de vocabulaire allez-vous me dire ? Hum, pas seulement. Il est important de distinguer les deux notions, de façon à savoir quel accueil leur réserver !
Les émotions primaires (peur, colère, tristesse et joie) sont ressenties dans l’instant présent. La peur nous permet de réagir face à un danger immédiat, la colère de défendre notre identité, la tristesse de nous consoler de nos pertes, et la joie de partager le bonheur de la vie. Contrairement à une fausse intuition, le signal qui déclenche l’émotion est d’abord perçu par nos sens (vue, ouïe, …), provoquant une réaction corporelle immédiate (montée d’adrénaline, accélération du cœur, augmentation de la tension, etc.). Puis ce sont ces réactions corporelles, perçues 0,3 seconde plus tard par notre cortex préfrontal (la partie du cerveau qui nous permet de raisonner), qui nous permettent d’identifier la présence d’une émotion. « Tiens », se dit le cortex préfrontal, « mon cœur bat très très vite, mon sang est descendu dans les jambes, c’est que j’ai peur ! ». Eh hop, vous êtes sauvés car vos jambes se sont mises à courir « toutes seules » très efficacement, avant même que le cortex préfrontal ne se soit rendu compte du danger. Enfin, la plupart du temps 😱. Parce que si on attendait que le cortex préfrontal analyse la situation puis déclenche les secours, eh bien on serait déjà mort dans bien des cas.
Donc, vous en conviendrez, autant réserver un accueil chaleureux à nos émotions primaires, qui, de toute façon, s’invitent sans nous demander notre avis. Ce qui signifie en termes de « gestion des émotions » qu’on peut tout au plus essayer d’amoindrir l’intensité de leurs manifestations, mais sûrement pas de les supprimer. Notre but va donc être de changer notre rapport aux émotions, pour ne plus les subir mais les « accueillir ».
- Accueillir l’émotion peut se faire de diverses manières. Voici l’une d’entre elles, relativement simple : on ferme les yeux, et on met en route notre « regard intérieur ». Lorsqu’on sent une émotion nous envahir, on peut se demander « c’est comment à l’intérieur de moi, là, maintenant ? ». Est-ce que ça fourmille, ça pulse, ça tremble, ça bouge, ça chauffe, c’est dur, c’est souple, c’est gros, c’est petit, c’est changeant ? Est-ce que ça se situe quelque part en particulier à l’intérieur de moi ? Est-ce que ça a une couleur, une forme ?
- Ensuite, vous pouvez vous demander : « de quoi aurais-je besoin pour faire baisser l’intensité de cette émotion ? » De sécurité ? De chaleur ? De solitude ? D’espace ? De reconnaissance ? D’être rassuré ? etc. Alors votre émotion « comprendra » que vous l’avez prise en compte, et commencera à s’estomper, grâce à la prise de recul que vous aurez eu par rapport à elle.
- Pour cette semaine, je vous invite à « accueillir » les émotions qui se présenteront à vous. Dans mon prochain post nous parlerons des émotions « secondaires ».
Mais si vous êtes trop impatients de connaître la suite, vous pouvez me contacter 😉
Ensemble nous partirons explorer vos ressources intérieures, par un questionnement bienveillant, où l’écoute, le non-jugement et la confiance réciproque constitueront la base de notre relation.

